Notre éco-chantier au fond des bois...

Construire un produit propre c’est bien…
mais il faut aussi s’interroger sur « comment construire propre ?».
Quel est l’impact du chantier sur l’éco système ?

Ainsi, en implantant notre chantier au milieu de la forêt, nous avons du réfléchir à limiter son impact. Et ce, à tous les niveaux.

 

Approvisionnement en bois : Trois mesures importantes pour que notre approvisionnement en fûts soit raisonné :

  • Ne pas ouvrir de nouvelle piste mais juste améliorer un peu celle qui existait.
  • Limiter notre rayon d'approvisionnement à 100 kms autour du chantier. Nous travaillons en pin maritime pour les maisons et en robinier pour le mobilier. Ces bois de pays nous satisfont pleinement. Les utiliser, outre le fait de limiter les transports, permet de faire travailler notre région.
  • Sélectionner autant que possible des arbres provenant de forêt répondant au Label PEFC. (Label garantissant une gestion écologique de la forêt avec reboisement...etc)

Approvisionnement en eau : Un forage nous alimente pour le lavage des fûts sous pression. Il n'y a aucun additif et l'eau repart directement dans la terre d'où elle vient. Nous en avons juste perdu un peu par évaporation... mais cela reste très minime.

Outillage à moteur : les seuls moteurs thermiques sont ceux de nos tronçonneuses et celui du groupe électrogène (car nous n'avons pas EDF) Deux mesures importantes ont été prises :

  • utilisation d'huile de mélange BIO pour les moteurs de tronçonneuse
  • utilisation d'huile de chaine BIO

Electricité : Etant installés sur un site isolé, non raccordé au réseau EDF (le prix du raccordement est exorbitant pour à peine 2 km...) nous avons du résoudre le problème d'une alimentation en 380 volt autonome. La solution n'est pas définitive car nous tentons de financer un équipement photovoltaïque complet. Pour l'instant, le fonctionnement est basé sur un système de répartition d'énergie associé à groupe électrogène très silencieux. Cette solution nous permet de le démarrer 1H00 par jour environ.
En 1H00, il alimente directement notre grue et autre outillage et recharge en même temps un pack de batteries très spécial qui stocke de l'électricité dont nous aurons besoin pour 24 heures. Consommation : 2,5 litres de gaz oïl par jour de travail. Evidemment les jours non travaillés, notre maison étant équipée totalement en photovoltaïque, nous n'avons pas besoin du groupe.

 Gestion des déchets : Par nature (c'est le cas de le dire...) l'activité de fustier ne génère aucun déchet nocif à l'environnement. Nous avons 3 sortes de déchets :

  • Les écores de pin. Elles sont broyées légèrement car l'écorçage à la main produit des écorces longues qui ne sont pas facile à revendre. Ensuite, soit nous les vendons en gros pour l'aménagement des parcs et jardins, soit nous les vendons au détail en les conditionnant dans des sacs de jute.
  • Les copeaux de bois. N'ayant pas de gros volumes, ils nous permettent de fertiliser les sols environnants. Plus tard, ils pourront être vendus pour la fabrication de pellettes pour les nouveaux poêles à bois.
  • Les chutes de rondins : toutes les chutes de bois issues de la découpe sont utilisées pour nous chauffer en hiver. Pas besoin de coupe supplémentaire.

Pas de trace : L'ensemble de notre infrastructure de travail est totalement démontable. C'est à dire que lorsque l'activité s'arrêtera, il sera possible et facile de "nettoyer" le site de toute présence humaine. Pas de fondation béton, rien de définitif... Les plots sur lesquels nous pré-assemblons nos maisons sont en bois. Notre petit hangar à outils (bientôt en construction) sera totalement démontable, surmonté d'une toiture végétalisée.

Notre démarche est en constante évolution... Nous avons pris contact avec un bureau d'étude spécialisé afin d'envisager une étude globale du projet... Ceci est en cours... de route...

 

 
Bois Sauvage