Les revêtements sols-bois : les raisons d’un succès

Les revêtements sols-bois ont regagné l’affection des Français. Ils ont multiplié par 10 leur taux de couverture des planchers neufs.

À la fin des années 80, les corvées d’encaustique et de grattage des lames avaient pratiquement réduit les parquets au statut d’espèce en voie de disparition. C’était le temps de la moquette triomphante, quand l’aspirateur s’imposait comme le summum du modernisme domestique.
Depuis les choses ont bien changé. Les figures de la modernité se sont renouvelées. La vague de l’environnement a bouleversé les valeurs des années 90. Les sols-bois sont à la mode. Leur image  » Nature  » est devenue le reflet terre-à-terre des nouvelles préoccupations écologiques de la société.

Beau et pratique à la fois

parquet boisLes sols-bois répondent aussi à un besoin plus prosaïque : simplifier les tâches ménagères. En effet, nombreux sont ceux qui, lassés de s’échiner sur le tube de leur aspirateur hurleur, rêvent de surfaces lisses autorisant le souple maniement silencieux du manche à balai. Éléments de tranquillité, les sols-bois ramènent aussi la paix dans les salons familiaux où sodas renversés et pizzas écrasées durant le feuilleton télévisé s’effacent, sans provoquer de drames, d’un simple coup d’éponge. Tout aussi crucial, grâce aux sols-bois, les parents peuvent enfin mettre un terme à la prohibition de la pâte à modeler dans la chambre des enfants.

Plus de 20 millions de m2 en cinq ans

Véritable révolution domestique, le bois s’impose comme le revêtement de sol à vivre des années 2000. C’est qu’il offrirait presque tous les avantages des autres matériaux sans leurs inconvénients. La durabilité des carrelages, mais avec le confort de la moquette et la facilité d’entretien des sols plastiques.
Pas étonnant qu’avec tous ces atouts, le bois soit le seul matériau à progresser sur le marché des revêtements de sol. Entre 2010 et 2015, les parquets traditionnels ont gagné 20 millions de m2 en Europe. Les sols-bois stratifiés ont carrément révolutionné le secteur, passant de 20 à 100 millions de m2. Dans le même temps, la moquette perdait près de 50 millions de m2 et les autres matériaux stagnaient.

En France, les perspectives de développement des sols-bois sont considérables. Ils occupent une place encore bien inférieure à celle des autres pays européens : 5 fois moins qu’en Autriche et en Suisse, 3 à 4 fois moins que dans les pays scandinaves, mais aussi deux fois moins qu’en Allemagne et en Espagne.
Reste qu’elle semble principalement profiter aux sols-bois stratifiés qui progressent à un rythme de croissance de près de 50 % par an quand le parquet se contente de gagner environ 5 %.

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